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Franc-maçonnerie Les Livres Jaunes 2001 2016


Le Nouvel Ordre Mondial Maçonnique...
Conspiration Mondiale?



Cher lecteur, bonjour,

La vie d’un éditeur est passionnante. Il n’est jamais à l’abri de surprises.J’ai reçus, à l’automne 93, l’appel d’un jeune homme qui ne voulait pas me dire son nom.

Il venait de rédiger un livre qui allait faire l’effet d’une bombe. Il était à la recherche d’un éditeur mais voulait garder l’anonymat.

Je lui donnai mon accord et le priai de m’envoyer son manuscrit.Quelques jours plus tard, je reçus par la poste une disquette accompagnée d’une somme dargent.

Aucun nom d’expéditeur. Il y avait aussi une lettre que vous pourrez lire dans les pages suivantes. J’imprimai aussitôt le texte, le lus avec grand intérêt et d’un seul trait. Arrivé à la fin de ma lecture, j’étais ébranlé.

J’étais, pourtant, déjà au courant de machinations ourdies dans certains cercles de notre bonne société.

Il ne m’a pas été possible, évidemment, de vérifier l’exactitude de ce qui se trouve écrit dans ce livre mais si seulement une partie correspond à la vérité, je comprends pourquoi il y a tant de misère sur notre planète, pourquoi la plupart des hommes vivent dans une extrême pauvreté, et je comprends aussi pourquoi la richesse globale et toute la puissance de notre terre se trouvent entre les mains de quelques personnes sans scrupule.

Nul ne peut ignorer ces livres !

Cordialement K.D. Ewert-Gamalo Tiozon
  • Les divers points à prendre en considération (dans ce livres) seront les illuminatis
  • La franc maçonnerie dont les sociétés secrète (rattacher ou non.)
  • Les organisations à but lucratif (comme gouvernemental.)
  • L’onu
  • L’otan
  • Le parlement Européen
  • Le Bilderberg
  • etc..


Il faut le savoir :

Les Pères fondateurs des États-Unis (en anglais : the Founding Fathers) sont les hommes qui ont signé la Déclaration d’indépendance ou la Constitution des États-Unis, et ceux qui ont participé à la Révolution américaine comme Revolutionaries.

Considérés comme des héros aux États-Unis, ces hommes étaient principalement protestants, quelques-uns étaient athées, déiste, catholiques ou juifs. Par ailleurs, plusieurs pères étaient membres de la franc-maçonnerie.
Une grande partie des Pères fondateurs étaient protestants, et vingt-huit étaient épiscopaliens. D’autres se déclaraient déistes :

Benjamin Franklin, Thomas Jefferson, Thomas Paine et Ethan Allen). John Blair, Benjamin Franklin, James Mchenry,

George Washington, Abraham Baldwin, Gunning Bedford, Jr., William Blount, David Brearley, Daniel Carroll, Jonathan Dayton, Rufus King, John Langdon, George Read, Roger Sherman, James Madison, Robert Morris, William Paterson et Charles Pinckney étaient francs-maçons.


Tome 1 : Ne toucher pas a ce Livre :

Croyez-vous vraiment savoir ce qui se passe sur notre planète ?

Beaucoup d’auteurs ont déjà affirmé que seuls quelques puissants personnages exercent un contrôle absolu sur tous les événements mondiaux. Jan van Helsing nous confronte à cette affirmation ; il nous montre l’enchevêtrement des loges et de l’occultisme avec la haute finance et la politique. Il nous fait grâce, cependant, d’en faire retomber la faute, comme c’est si souvent le cas, sur les francs-macons, les sionistes ou Satan. Il va aussitôt au coeur du problème, Il s’exprime sans ambages, comme les jeunes de son époque, qui necraignent point d’affronter les systèmes criminels basés sur le contrôle, la puissance et la manipulation. Ce livre n’est pas seulement le résultat d’années de recherche et decompilation de lectures, il est étayé aussi de rapports d’ex-agents secrets de différentspays. L’auteur ne se contente pas de dévoiler les dessous de la politique, il nous apprend qu’on nous cache l’existence d’une technologie qui pourrait très vite sortir l’humanité del’état pitoyable – et voulu – où elle se trouve. Une nouvelle façon de considérer le monde où nous vivons ! Ce livre va ébranler le lecteur et va l’inciter à aller de l’avant !


Tome 2 : La franc-maçonnerie des hauts grades :

Sous le couvert de l’anonymat, un grand maître de la franc-maçonnerie répond aux questions pointues de Jan van Helsing. On apprend que le torchon brûle et que des membres sont insatisfaits de la situation actuelle dans la franc-maçonnerie. On assiste à des bouleversements en profondeur, jusqu’à une guerre intestine, même si des courants et des points de vue différents ont toujours existé. La pression de la base est actuellement très forte et les opinions qui ne rallient pas la majorité passent souvent à la trappe. Ce processus démocratique est étranger à la pensée maçonnique… La plèbe n’a jamais détenu la sagesse et la connaissance, comme le démontre l’Histoire. Ce fut toujours le privilège d’une minorité qui, selon son bon vouloir, pouvait en faire profiter le peuple. Il y a beaucoup de « frères » qui, du fond du cœur, vivent et partagent un idéal d’amour absolu du prochain. C’est tout à fait louable ! Mais illusoire !


Et ne mène pas à l’objectif souhaité. Qui veut agir et changer le cours des choses doit être ancré dans la réalité. « Si la franc-maçonnerie perd de sa force et de son leadership par opportunisme, il faut apporter des corrections. Il ne suffit pas de couvrir ses faiblesses sous le manteau de l’altruisme. En tant que francs-maçons, nous sommes aussi de vrais chrétiens dans le sens de l’amour du prochain, mais chacun est franc-maçon pour lui-même. Quand un franc-maçon vise un but élevé, il doit être prêt à être un franc-maçon, même contre lui-même. Il s’agit d’autre chose que de sa propre vanité. La franc-maçonnerie est reliée à une pensée mondiale. » Il y a un grand bouleversement, même dans la franc-maçonnerie ! Un grand mouvement se lève en vue de faire éclater les frontières. La franc-maçonnerie états-unienne est très puissante et dominante. Heureusement, les loges deviennent de plus en plus autonomes et ne se soumettent plus aux diktats.




Tome 3 :  Très rare !

C'est dans le contexte de la seconde guerre mondiale, en 1942, que les Frères Georges Bogé de LAGRÈZE et Camille SAVOIRE, tous deux membres du Grand Prieuré des Gaules et donc issus du Rite Écossais Rectifié, vont donner patente à Robert Ambelain afin de créer l'Ordre Martiniste des Élus-Cohens et y intégrer les classes secrètes de Profès et Grand Profès.

L'Ordre Martiniste des Élus-Cohens, lié pendant un temps à Ordre de Papus dirigé par Philippe Encausse au sein de l'Union des Ordres Martinistes, va poursuivre son activité jusqu'en 1967.

C'est en 1968, à la suite du dépôt en son sein de la filiation Russe, qu'il procéda à sa propre rectification. De cette rectification devait naître en 1969, le Souverain Sanctuaire des Chevaliers de Palestine, créé par Gérard Kloppel, reprenant dans sa théurgie l'ensemble des grades Cohens en les adaptant, sans rien retrancher de leur contenu, aux exigences de la vie moderne.

Le 29 juin 2008 à BORDEAUX, création de l'Ordre Martiniste des Rites Unis (O M R U ) par le regretté Sâr Signifer, (Gérard KLOPPEL), quelques mois avant son décès survenu le 5 octobre de la même année. En effet, Sâr Signifer, ne souhaitait pas le réveil de l'Ordre Martiniste Initiatique (O M I ) tombé alors dans un profond sommeil.

Une restauration totale s'imposait nécessitant un renouvellement complet des structures, avec comme Grand Maître Mondial de l'Ordre Martiniste des Rites Unis et Souverain Grand Commandeur du Souverain Sanctuaire des Chevaliers de Palestine, Sâr Glorifer (Joseph CASTELLI), Président du Suprême Conseil des Rites Confédérés, depuis le 11 aout 2008. Le 01 Juillet 2010, Restauration de l'Ordre Martiniste Initiatique par Sâr Glorifer (Joseph CASTELLI) ainsi que les Organismes Initiatiques et Administratifs composant les structures de l’Ordre Intérieur du Souverain Sanctuaire des Chevaliers de Palestine.


Tome 4 : Le filtrage des connaissances

de Anonyme
Sortie en Mai-Juin 2013 – Éditions limitée
Jusqu’où la science est-elle impartiale ? Respecte elle toujours ses propres principes ? A savoir, étudier les faits. Depuis toujours, la science a tendance a attacher plus d’importance à ses propres théories qu’aux faits eux-mêmes. Les théories sont pourtant battit sur des faits afin de déterminer une réalité. Mais dans ce processus, certains faits sont occultés et mis de côté. Ces faits nouveaux peuvent faire évoluer les théories mais on les ignores généralement car ils sont qualifiés d’anomalies, cet-à-dire, des faits qui ne cadres pas avec les théories dominantes.
D’après Michael Cremo, historien, au cours des 150 dernières années, les archéologues et les anthropologues ont autant cachés de faits qu’ils en ont mis à jour, cela est appelé  »le filtrage des connaissances, c’est une caractéristique fondamentale de la science et même de la nature humaine. L’Homme s’est habitué a mettre de côté les faits qui ne cadrent pas, et même à totalement les éliminer. Les théories non-dominantes ne sont que rarement débattues, rarement, évoquées, et les personnes ayant fait des études scientifiques n’en entendent généralement pas parlé, bien qu’elle soient heureusement de moins en moins méconnues...


Tome 5 : Les sociétés secrètes :

LES SOCIÉTÉS SECRÈTES ET LEUR POUVOIR AU 20ème SIÈCLE Un fil conducteur à travers l’enchevêtrement des loges, de la haute finance et de la politique. Commission trilatérale, Bilderberger, CFR, ONU

« Rien de ce qui touche à la politique ne relève du hasard ! Soyons sûrs que ce qui se passe en politique a été bel et bien programmé ! » F.D.Roosevelt Croyez-vous vraiment savoir ce qui se passe sur notre planète ? Beaucoup d’auteurs ont déjà affirmé que seuls puissants personnages exercent un contrôle absolu sur tous les événements mondiaux. Jan van Helsing nous confronte à cette affirmation ; il nous montre l’enchevêtrement des loges et de l’occultisme avec la haute finance et la politique.
Il nous fait grâce, cependant, d’en faire retomber la faute, comme c’est si souvent le cas, sur les francs-macons, les sionistes ou Satan.

Il va aussitôt au coeur du problème, Il s’exprime sans ambages,
comme les jeunes de son époque, qui ne craignent point d’affronter les systèmes criminels basés sur le contrôle, la puissance et la manipulation. Ce livre n’est pas seulement le résultat d’années de recherche et de compilation de lectures, il est étayé aussi de rapports d’ex-agents secrets de différents pays. L’auteur ne se contente pas de dévoiler les dessous de la politique, il nous apprend qu’on nous cache l’existence d’une technologie qui pourrait très vite sortir l’humanité de l’état pitoyable – et voulu – où elle se trouve. Une nouvelle façon de considérer le monde où nous vivons ! Ce livre va ébranler le lecteur et va l’inciter à aller de l’avant ! ISBN 3-89478-816-x EWERTVERLAG S.L. Gran Canaria Cher lecteur, bonjour, La vie d’un éditeur est passionnante. Il n’est jamais à l’abri de surprises. Je reçus, à l’automne 93, l’appel d’un jeune homme qui ne voulait pas me dire son nom. Il venait de rédiger un livre qui allait faire l’effet d’une bombe. Il était à la recherche d’un éditeur mais voulait garder l’anonymat. Je lui donnai mon accord et le priai de m’envoyer son manuscrit. Quelques jours plus tard, je reçus par la poste une disquette accompagnée d’une somme dargent.

Aucun nom d’expéditeur. Il y avait aussi une lettre que vous pourrez lire dans les pages suivantes. J’imprimai aussitôt le texte, le lus avec grand intérêt et d’un seul trait. Arrivé à la fin de ma lecture, j’étais ébranlé. J’étais, pourtant, déjà au courant de machinations ourdies dans certains cercles de notre bonne société. Il ne m’a pas été possible, évidemment, de vérifier l’exactitude de ce qui se trouve écrit dans ce livre mais si seulement une partie correspond à la vérité, je comprends pourquoi il y a tant de misère sur notre planète, pourquoi la plupart des hommes vivent dans une extrême pauvreté, et je comprends aussi pourquoi la richesse globale et toute la puissance de notre terre se trouvent entre les mains de quelques personnes sans scrupule.




Tome 6 :

Le socialisme : vous avez deux vaches, vous en donnez une à votre voisin. Le communisme : vous avez deux vaches, le gouvernement les prend et vous distribue le lait. Le fascisme : vous avez deux vaches, le gouvernement les vole et vous vend le lait. Le nazisme : vous avez deux vaches, le gouvernement les saisit et vous élimine. La bureaucratie : vous avez deux vaches, le gouvernement les prend, en tue une, trait l’autre et jette le lait. Le capitalisme : vous avez deux vaches, vous en vendez une pour acheter un taureau. La liberté : vous donnez vos deux vaches, ne mangez plus de viande et buvez de l’eau. L’humanité : vous embrassez vos deux vaches, jetez votre carte d’identité par la fenêtre et dites la vérité autour de vous. Les systèmes dépourvus de scrupules finiront par s’effondrer d’eux-mêmes.



Tome 7 : Qui veut contrôler le monde par la terreur ? Oussama Ben Laden ou Georges Bush , Vous le saurez en lisant ce livre !

A l’heure où on mène une guerre psychologique et biologique contre « toi et moi » à l’aide d’une technologie secrète, R. de Ruiter propose le résultat de ses investigations pour mieux faire comprendre au lecteur comment on a mis en scène un événement tel que le 11.09.2001. Felix et le collectif d’auteurs se présentent dans l’avant-propos comme n’appartenant à aucun groupe religieux ou politique.

« Deux cochons discutent dans la porcherie
– Dis-moi, dit le premier, sais-tu que notre paysan ne nous nourrit que parce qu’il va nous tuer bientôt…!
– Quelle bêtise, répond l’autre, toi ausi tu crois à la théorie du complot??? (Les deux cochons ont été abattus entre temps) ».

Des jeunes de huit à quatorze ans sont bourrés de Ritaline… par leurs propres parents. Les adolescents prennent de l’héroïne, de la cocaïne, de l’extasy, du haschich et du LSD…
Les adultes prennent du Prozac, certains de la cocaïne ou ils se perdent dans les vapeurs d’alcool… Pendant ce temps, l’élite secrète détruit la Terre, le monde et l’avenir de nos enfants…! C’est possible parce que vous, être humain, ne vous y intéressez pas… Ne soyez pas étonnés quand on vous mènera bientôt également à l’abattoir…

Quelles sont les ruses que les maîtres secrets utilisent à votre encontre… vous le saurez en lisant ce livre !!!

Dans ce livre: les 13 lignées sataniques, l’empire mondial secret, le contrôle de la population, dossiers sur le 11 septembre, Ousama et Saddam font les manchettes. Un peu de tout.





Tome 8 : Manuel Maçonnique

le Tuileur de Vuillaume 1820 explication complète des grades du Rite de Misraïm


« A tous les maçons, pauvres et dans la détresse, qu'ils soient dispersés sur la surface de la terre, sur les mers et dans les airs, en leur souhaitant un rapide soulagement de leur souffrance et un prompt retour dans leur pays natal, si tel est leur désir. »

Toast du Tuileur…

Si le Tuileur est un officier de la Loge chargé du tuilage, cette opération qui permet, par un jeu de questions-réponses, de s’assurer de la qualité du frère visiteur, s’il est franc-maçon ou non.

Vérifier de l'appartenance maçonnique des personnes qui pénètrent dans le temple ou de l'appartenance d'un frère à certains degrés est de la plus grande importance.

Souvenons-nous des nombreuses divulgations, dès 1728 avec Le Dialogue entre Simon et Philippe et ensuite avec « The Three Distincts Knocks », « Les Trois Coups Distincts », qui est l'une des plus grandes divulgations de la tradition maçonnique anglaise et aussi du Pritchard's Masonry Dissected, “La Maçonnerie disséquée” de 1730. Sans parler de « La réception mystérieuse » en 1738 et « Le Sceau rompu » en 1745.

A la naissance de la franc-maçonnerie en grande Bretagne, ce terme de Tuileur est très certainement emprunté à la tradition des opératifs. Cet officier apparaît, dès 1717, dans les procès-verbaux de la première Grande Loge avec l'ordre donné par le Grand Maître Anthony Sayer (c.1672 - 1741/2) aux « maîtres et surveillants de rencontrer chaque trimestre leurs Grands Officiers en son lieu indiqué dans les convocations transmises par le Tuileur ». Il faut attendre la seconde édition des Constitutions de James Anderson (c. 1679–1739), en1738 pour que la fonction du Tuileur soit officiellement reconnue. C'est ce qu'attestent les anciens règlements actualisés dans les articles 13 et 28.

Mais le Tuileur a aussi une autre fonction. Il doit préparer et accueillir le candidat - un manuscrit de 1750 le compare à « l'ange Gabriel qui, avec une épée flamboyante, garde l'Arbre de la Vie » -, délivre les convocations à domicile et trace le tableau de loge à la craie.

Jusqu'au milieu du XIXème siècle, il porte redingote et haut-de-forme.

Le règlement intérieur de la loge Saint-Jean n° 279 à Leicester précise, en 1791: « Le Tuileur devait être habillé aux frais de la loge avec une veste bleue, des culottes et un gilet de velours le tout avec des boutons jaunes, une paire de bas blancs et un tricorne ». La reconnaissance de son rôle intervient dans la seconde moitié du XVIIIème siècle avec l'introduction dès 1762 d'un toast et la composition par Thomas Johnson, auteur de « Une brève histoire des francs-maçons en 1784 (London : Printed by J. Moore, No. 43, Drury-Lane, for the author, No. 5, Queen's-Gardens, Brompton, MDCCLXXXIV), devenu Grand Tuileur des Modernes en 1784, d'un chant en son honneur.

Concernant l’ouvrage dénommé Tuileur, c’est en 1820 que le Manuel maçonnique ou Tuileur des divers rites de Maçonnerie pratiqués en France a été publié pour la première fois, et sa dernière parution date de 1980.

Réédité enfin par les Éditions Maçonniques dans une version considérablement enrichie, le TUILEUR DE VUILLAUME dans lequel « on va trouver l’étymologie et l’interprétation des noms et des mots mystérieux donnés dans chacun des degrés des différents rites », est un outil indispensable aux Sœurs et Frères de toutes obédiences. Pour le travail, finalité du maçon et pour l’instruction. Cette dernière participant à la Transmission.

Précédé d’un Abrégé des règles de la prononciation de la langue hébraïque, tout en voulant rendre la lecture plus aisée en ne gardant que la phonétique hébraïque et en ôtant la calligraphie de l’alphabet, il est suivi du Calendrier lunaire à l’usage des institutions maçonniques.

Cette édition est enrichie de 32 planches, dont le frontispice.

Le Manuel maçonnique ou Tuileur des divers rites de Maçonnerie pratiqués en France a été publié pour la première fois en 1820. Il est considéré comme un "classique" indispensable à la compréhension de l'initiation maçonnique poursuivie jusqu'à son terme le plus élevé.

Le Tuileur fournit la structure complète des trente-trois grades du Rite Ecossais Ancien et Accepté, des sept grades du Rite Français et des quatre-vingt-dix degrés du Rite de Misraïm. Pour chaque grade, il indique, entre autres, la décoration de la loge, du chapitre, etc..

La désignation symbolique des officiers et des frères, l'âge du grade, les tableaux, vêtements, tabliers et bijoux, les légendes propres à chaque degré, les signes, attouchements, batteries, acclamations, mots de passe et mots sacrés, ainsi que l'étymologie et l'interprétation des noms "mystérieux" donnés dans chacun des degrés des différents rites.

De l’auteur, Claude André Vuillaume nous connaissons que peu de choses. Contrairement à François Henri Stanislas Delaulnaye ou De L'Aulnaye, auteur de : « Le Tuileur des 33 degrés de l'Écossisme » paru en 1813 et qui concerne essentiellement le Rite Ecossais Ancien et Accepté - R.E.A.A.

F.H.S. Delaunay n’était pas maçon. Longtemps son livre passa pour être le plus complet et le meilleur qui existe. Il ne comporte pourtant qu’un tableau et 14 planches, mais contient, entre autre, tous les mots sacrés en hébreu avec leur étymologie, la disposition des loges pour tous les degrés et un certain nombre d'annotations philosophiques.

Ce Tuileur passionnera certainement tous ceux qui fréquentent les Hauts Grades Ecossais. Et chacun pourra s'interroger sur l'ambiguïté de ce Delaulnaye dont la Franc-Maçonnerie était le fonds de commerce mais qui n'hésitait pas à déclarer, en introduction de son manuel : (...) nous le demandons au lecteur, à quoi peuvent désormais servir les sociétés secrètes, de quelle nature qu'elles soient ? Elles sont ou dangereuses, ou inutiles, et, par conséquent, dangereuses encore ; car, dans un sage gouvernement, tout ce qui n'est pas utile nuit. »

Force est de constater que le « Vuillaume » fait autorité en la matière. Ce que nous savons de lui, nous le connaissons à travers l’ouvrage « Les Trinitaires, chroniques d’une Loge chapitrale » par Alain Mothu (Mougins. Ed. 2006, 646 p. avec de nombreuses illustrations). C’est l’histoire de la plus ancienne loge et celle du plus ancien chapitre en activité travaillant au Rite Écossais Ancien et Accepté. Paru à l’occasion des 185 ans de la Loge, Les Trinitaires ont mené de nombreux combats tout au long d’une histoire très riche, marquée par de fortes personnalités. Claude André Vuillaume (qui prit le pseudonyme de Protagoras) fonde cet atelier « les Trinitaires » dont il est le premier Vénérable, le 22 juin 1829 ; à la suite de quoi il va créer une loge chapitrale portant le même titre distinctif l’année suivante. Pour la petite histoire, Jean-Émile Daruty sera adopté comme lowton par les Trinitaires en 1844.

Mais ce Tuileur revisité nous livre un trésor en fin de volume.

Apocalypse, le mot est dit. Car il s’agit d’une véritable révélation.

En complément donc de ce volume déjà très important, on trouve les rituels complets d’initiation des 87, 88, 89 et 90ème grades, soit les « Arcana Arcanorum » du Régime de Naples (Statuts de 1816).

Beaucoup de phantasmes ont trait aux Arcana Arcanorum (AA), beaucoup phantasmes aussi dessus. Faute de les avoir ou de les avoir sans rien n'y comprendre.

Ici tout est écrit mais rien n’est révélé. Comme vous pouvez trouver, dans n’importe quelle bonne librairie, tous les rituels maçonniques, lire un texte n’est pas le vivre. Lire un texte n’est pas comme avoir participé à une cérémonie et reçu l’influx donné par le Maître.

Rien de la théurgie, rien de ce que peut nous transmettre Joseph Castelli n’est donné ici.

C’est pour le chercheur en maçonnologie, le curieux de nature, qu’est, ici, dévoilés ces très beaux textes. Sûrement ceux des plus magnifiques de la franc-maçonnerie.

Joseph Castelli et Les Edition Maçonniques nous offrent un beau cadeau. Soyons dignes de le recevoir et mettons-nous à l’ouvrage pour le travailler. Mais sans une juste filiation donnée par le Grand Maître Mondial, rien ne peut se vivre.

Qu’il en soit ainsi.


Tome 9 : Le Rite de Memphis

Joseph CASTELLI, auteur de ce nouvel ouvrage, intitulé

« LE LIVRE JAUNE N° 9 – LE RITE DE MEMPHIS»,

a utilisé comme sources de base :

1. « L’HIÉROPHANTE », de Jacques-Etienne MARCONIS DE NÈGRE et E.N. MOUTTET (1839).

2. « Le Sanctuaire de Memphis ou Hermès », de Jacques-Etienne MARCONIS DE NÈGRE (1849).

Cet ouvrage, dans sa forme est entièrement nouveau, les lecteurs, apprécierons la nouvelle mise en page, revue et corrigée, ainsi que les rituels complets des loges bleues et hauts-grades du Rite de Memphis, (1er, 2ème, 3ème, 7ème, 18ème degrés, un historique de l'Ordre du Temple, une Instruction du Kadosch Templier), publiés dans les ouvrages de 1839 et 1849.

Dans ses recherches, Joseph CASTELLI, a aussi ajouté une base des Arcana Arcanorum - Régime de Memphis de Jacques-Etienne MARCONIS DE NÈGRE.

Après son exclusion du Rite de Misraïm, Jacques-Etienne MARCONIS DE NÈGRE imagina (inventa) un nouveau Rite ou « Rite de Memphis » qui prévoyait initialement 91, puis 92, puis 95 et enfin 96 degrés.

Ici aussi il y a confusion, tâtonnements, continuels changements parfum (sentant) d’improvisation et absence totale de logique élémentaire. Jacques-Etienne MARCONIS DE NÈGRE a effectivement pratiqué le 90ème degré de son Rite et en a publié les travaux complets contenant (comprenant) l’ouverture, la fermeture et l’initiation au 90ème degré (Paris, 1866, opuscule de 96 pages, en vente auprès de l’auteur, 66 rue du Bondy).

Cela contredit entièrement les dires de certains membres du Grand Ordre Égyptien du Grand Orient de France, qui prétendent détenir depuis 1862 une version en 33 degrés des rituels du Rite de Memphis de Jacques-Etienne MARCONIS DE NÈGRE.

Cet ouvrage, représente en quelque sorte la version en 33 degrés de Jacques-Etienne MARCONIS DE NÈGRE, qui n’a jamais été finalisée par celui-ci.


Tome 10 : Rite ancien et primitif de Memphis-Misraïm échelle en 33 Degrés 2015

 Rituels complets d’initiation et d’instruction du 4ème au 33ème degré

Le Souverain Grand Maître Général et Président du Suprême Conseil des Rites Confédérés, Autorité Suprême de la « Restauration » de l’Ordre des Rites Unis de Memphis & Misraïm, est le seul autorisé à accorder avec régularité, des patentes des Rites de « Misraïm », « Memphis », « Memphis & Misraïm » et du « Rite Ancien et Primitif de Memphis-Misraïm ».

Les Ateliers Symboliques du Rite Ancien et Primitif de Memphis-Misraïm au sein de l’Ordre des Rites Unis de Memphis & Misraïm pratiquent, à l'exclusion de tout autre, les Rituels approuvés et édités par le Souverain Sanctuaire International.

Les Ateliers de l’Ordre des Rites Unis de Memphis & Misraïm travaillent à la GLOIRE DU GRAND ARCHITECTE DE L’UNIVERS ou du SUBLIME ARCHITECTE DES MONDES.

La constante de l’Ordre des Rites Unis de Memphis & Misraïm procède de l'application des anciennes Traditions, sans séparation Initiatique mais uniquement administrative entre les Ateliers Symboliques et les Hauts-Grades de tous les pays, sous la direction du Souverain Grand Maître Général et Président du Suprême Conseil des Rites Confédérés.

Le Souverain Grand Maître Général préside à l’élection des membres du Souverain Sanctuaire International, composé de cinq membres au minimum. Il n'est pas prescrit de limite maximum. Les membres sont élus pour une durée de sept ans.

Le Grand Maître National de la Grande Loge Symbolique de (nom du pays) est aussi le Président du Souverain Sanctuaire National de (nom du pays) est élu pour une durée de sept ans.

Le Souverain Grand Maître Général et Président du Suprême Conseil des Rites Confédérés initie lui-même les Maçons élevés aux degrés mystiques du 24ème au 33ème degré du Rite Ancien et Primitif de Memphis-Misraïm échelle en 33 degrés.

Le Souverain Grand Maître Général peut accorder des dispenses à tout Maçon méritant cet honneur. Lui seul possède l’autorité pour conférer l'instruction secrète des degrés « Arcana Arcanorum »

Vidéo :
Devenu pasteur, cet ancien Franc-Maçon Illuminati sataniste, parvenu au plus haut degré de sorcellerie, nous explique les pratiques abominables de ces organisations secrètes et leur pouvoir d'influence.

William (Bill) Schnoebelen né en 1949 est un écrivain évangéliste chrétien. Il est connu pour ses opinions anti-satanistes, anti-mormons, anti-wiccans et anti-maçonniques, ayant lui-même fait partie de tous ces mouvements durant sa vie.

Avant de devenir un chrétien né de nouveau en 1984, William Schnoebelen a fait partie de l'Eglise de Satan durant 7 ans, de la franc-maçonnerie durant 9 ans, et de l'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours (Mormons) durant 5 ans.

Il a ainsi collectionné les grades initiatiques et les titres maçonniques :
•32e degré du Rite écossais ancien et accepté
•90eme degré du rite de Memphis-Misraïm, 10e degré du rite d'York
•9eme degré de l'Ordre des Templiers Orientaux
•9eme degré des Rosicruciens
•2eme degré de l'Église de Satan (Ordre du Trapèze)
•membre 1er degré des Illuminati (1er degré)

Il a enseigné l'astrologie, le Tarot, l'astroprojection, il était prêtre satanique vaudou (Shriner) et sorcier Wiccan

Bill Schnoebelen est un conférencier internationalement reconnu, et auteur de sept livres et brochures innombrables, d'articles et de tracts.


Sources :
http://www.eveil-delaconscience.com/conspiration-mondial-les-livres-jaune-tome-1-a-7

http://www.editions-maconniques.eu/

Abrasax La filière sectaire sataniste

Fondé en 1990 par feu le Grand-Maître Suprême Anubis (1946-2006) (Francis Desmet) et la Grande-Prêtresse Suprême Nahéma (Dominique Kindermans) (deux des personnalités qui par le passé ont fortement contribué à la diffusion d’un Esotérisme en francophonie), l'Institut Abrasax était, avant tout, un centre de recherches et d'études des phénomènes inexpliqués, mais aussi des « parasciences » et de tout ce qui concernait les diverses Traditions et formes de magie.

Mais c'était surtout par ses cycles de cours par correspondance que l'ancien Institut Abrasax était connu et apprécié dans le monde francophone de l'Occultisme.

Le but des cours de l'Institut était de former des personnes compétentes et efficaces dans les matières étudiées, et donc d’en faire d'authentiques « Mages ». C'est pour cela que la majorité des cours insistait surtout sur les aspects techniques et pratiques des sujets abordés.

"L'ancien « Institut Abrasax ASBL » a aujourd’hui été dissout par ses Fondateurs, et c’est donc Moi, Ravenéros, aujourd'hui Grand-Maître Suprême 10°, qui ai reçu l’immense honneur de pouvoir transmettre les cours de mes Amis et Maîtres belges, le Grand-Maître Suprême Anubis (1946-2006) et la Matriarche Nahéma."

Dominique Kindermans
Nationalité : Belgique
Né(e) à : Bruxelles , 1950
Biographie :

Nahema-Nephtys (de son vrai nom Dominique Kindermans), est née à Uccle (Bruxelles) en 1950. Elle s'intéressa très tôt à l'ésotérisme et à la spiritualité. Initiée à de hauts grades dans divers cénacles, elle se consacra pendant de nombreuses années à l'étude de l'ésotérisme hellénistique et principalement aux courants gnostiques, ainsi qu'aux antiques religions à Mystères.
Sa rencontre avec le Maître Anubis lui ouvrit de nouveaux horizons plus spécifiquement sorciers, et tous les deux créèrent l'Institut Abrasax, dédié à l'enseignement de toutes les formes de magies et de sorcelleries. De formation scientifique, passionnée par les phénomènes encore inexpliqués, elle dispose aussi de vastes connaissances en philosophie, en théologie, en démonologie, en histoire et en psychologie.

Elle a participé avec le Maître Anubis à diverses émissions télévisées et radiophoniques.

La filière sectaire sataniste
Dans « L’Enfant sacrifié à Satan » (Filipacchi, 1997), Bruno Fouchereau raconte l’histoire de Samir Aouchiche, enfant « survivant » d’un mouvement satanique doublé d’un réseau pédophile international, dont tombe amoureux un homosexuel et pédophile nommé Willy Marceau. Tous deux (et d’autres victimes) témoignent de leurs années noires, le second tentant, mais vainement, pendant toutes ces années et au péril de sa (leur) vie, de sauver et protéger le premier.

Il s’agit de l’Alliance Kripten, alias l’Institut Abrasax, alias Planète Uranus (à moins que ces trois
appellations recouvrent plutôt différentes émanations d’une entité supérieure (certains évoquent
la Golden Dawn (ou Aube dorée), l’Ordo Templi Orientis ou les Illuminati).

Rapide descente vers l’horreur:

« De 1985 à 1988, Michel et quelques-uns de ses camarades, tous débiles légers ou autistes,
eurent à subir les tortures les plus infâmes que des adultes puissent infliger à des enfants ». » (…)
« Lors de ces orgies sadiques (…) On les obligeait à boire un liquide rouge qui leur faisait
tourner la tête. (…) Michel affirme avoir assisté à un rituel au cours duquel une petite fille de
huit ans aurait été sacrifiée par le feu après avoir été violée ». (p.15).

Mais lorsque Willy Marceau commence à évoquer à Bruno Fouchereau les liens entre Kripten et
certains membres de la brigade des mineurs et de la magistrature parisienne (p 22-23), « je ne pus
m’empêcher d’être un peu sceptique », écrit l’auteur. « Plus tard, lorsque je rencontrai enfin Samir
Aouchiche et qu’il me confirma ces accusations, j’hésitai encore à le croire… Ce sont trois autres
affaires de pédophilie – révélées par la presse en janvier 1996 – et l’étude précise que j’en fis par
la suite, qui vinrent corroborer les conjectures que seul le témoignage de Samir m’avait permis
d’élaborer. L’expérience de Samir n’était pas la seule à révéler cette terrible réalité de notre
société. Désabusé et inquiet pour notre démocratie, je balayai alors tous mes doutes.

Voilà les faits qui me firent réagir ainsi: en septembre 1995, le Comité international pour la
dignité de l’enfant se vit contraint de dénoncer publiquement le système judiciaire français et
plus précisément encore un parquet de la région niçoise. Le C.I.D.E. venait d’enquêter sur
plusieurs cas d’enfants victimes d’abus sexuels. (Affaire Kamal 1994) Les témoignages de trois d’entre eux, Florian, Laurianne et Aurore, entendus pour des affaires différentes, faisaient état de réunions très similaires où de nombreux adultes venaient pour abuser d’eux sexuellement. (…) Le petit Florian raconta que, dans des villas de Paris et de Nice (…) les adultes tout nus et masqués
m’obligeraient à boire un liquide rouge qui me faisait tourner la tête… puis à prendre le zizi des
grandes personnes dans la bouche… »

Samir Aouchiche (p 131-133) « ne cesse de se repasser encore et encore les scènes de violence
dont il a été témoin pendant les jours et les nuits qu’il a passés dans cette église désaffectée et
profanée. Le visage de cette petite fille de onze ans, par exemple. (…) Puis l’homme grimé se
jette sur l’enfant et, à l’aide d’un petit scalpel, entreprend de lui lacérer le dos. Des fines et
longues blessures – au moins cinq ou six -, le sang ruisselle sur la table, puis dans des rigoles
prévues à cet effet. Deux assesseurs recueillent le liquide encore chaud dans des calices pendant
que l’homme grimé, après l’avoir saignée, viole la fillette. (…) » La grande prêtresse, surnommée
« L’Empereur », boit alors une gorgée puis la coupe est présentée au père de l’enfant qui boit lui
aussi. Enfin, tous les autres font de même ».

« Ce rituel fut donné au cours de la première nuit, et chacune des suivantes fut l’occasion d’un
autre du même genre. Le second soir, on étouffa rituellement un petit garçon avant de le
sodomiser. (…) Au cours de la troisième soirée, une petite fille dut satisfaire l’appétit sexuel d’un
chien… Toutes les cérémonies donnèrent lieu à d’immondes parties de débauche. (…) Pendant
ces trois jours, Ondathom n’arrêta pas de filmer et de prendre des photos. Il n’était pas le seul.
Un homme brun, barbu, d’une quarantaine d’années, filma tout particulièrement Samir ».

Des dossiers dans lesquels les enfants décrivent des rituels, le C.I.D.E. en a vu passer un certain
nombre, effectivement. C’est le cas de l’affaire en Ardèche, déjà mentionnée plus haut. Ce vaste
réseau (en lien notamment avec le réseau de V. L. et en relation avec Marc Dutroux) avait deux
faces: la première était un circuit commercial de prostitution et vente d’enfants (voire d’organes),
et de production de matériel pédopornographique. L’autre était un mouvement satanique avec
rituels, sacrifices, magie noire, dans lequel était impliqué un personnage bien placé dans la
hiérarchie de l’Eglise catholique.

Des enfants volés, de toutes origines, étaient ainsi cachés dans des souterrains sillonnant les
sous-sols du village (en fait, le système ancestral d’adduction d’eau), où ils subissaient des
violences sexuelles, étaient battus et torturés, mis à mort. Il est fait état de récupération
d’organes. Les restes étaient enfouis dans divers lieux, notamment en forêt.

Concernant les rituels sataniques, les récits des enfants (dont les témoignages ont été recueillis
alors qu’ils étaient jeunes adultes) sont précis et détaillés.

dessins géométriques, de bougies noires. Ils avaient des robes blanches. Il y avait une statue
avec trois corps mêlés et trois têtes en bois noir. C’est à ces statues que l’on sacrifiait les bébés
et à qui on faisait des prières, à genoux, sur des tapis, et on se prosternait trois fois le front
contre le sol. »

« Les sept prêtres sont entrés dans la salle basse avec C. et A., et on a commencé à faire la prière
pour Satan. Nous étions sur des tapis et nous avons prié. Quand la prière a été finie, nous
sommes allés danser autour d’une table en bois recouverte d’une nappe aux dessins
géométriques rouges et blancs. Il y avait une grande statue, deux plus petites, et de la poudre
d’os du nouveau-né sacrifié. Nous avons dansé, chanté dans la salle basse qui nous servait
d’église. »

Ce ne sont que quelques exemples, parmi les très nombreux, recueillis au fil des dossiers du
C.I.D.E.

Et l’Affaire Dutroux ne fait pas exception, loin s’en faut. Les policiers belges ont beaucoup
enquêté, justement, sur la composante satanique Abrasax/Kripten, comme le confirment les
synthèses des PV d’enquête. Les témoins « X » l’évoquent également avec force détails.

On peut relire encore l’article (cité par Bruno Fouchereau dans son livre p 146) du journaliste
belge Alain Guillaume dans le quotidien «Le Soir» du 25 décembre 1996 et intitulé « Dutroux :des victimes sacrifiées sur l’autel du Démon? »: « Les enquêteurs de Neufchâteau ont basculé
dans un univers peuplé de pervers, de sadiques et de psychopathes (…) qui évoluent impunément
depuis des dizaines d’années, expliquent les témoins, de beuveries snobs en partouzes, de villes
en tortures, de sabbats en assassinats… On s’en rendra compte: les dossiers des juges Langlois
et Gérard sont – déjà – bien plus lourds que ce que l’on découvre maintenant. Les chocs à venir
seront d’autant plus surprenants ».

Alain Guillaume pensait détenir – et détenait de fait – des informations précises et concordantes,
des témoignages suffisants pour oser affirmer que les masques allaient tomber. On sait
aujourd’hui qu’il n’en a rien été.

L’existence d’Abrasax (ou parfois Abraxas), où Samir Aouchiche s’est de toute évidence rendu
dans ses pérégrinations forcées, est révélée à la Belgique lors de la perquisition effectuée par les
policiers et les gendarmes belges le 21 décembre 1996 dans le petit village de Forchies-la-
Marche, près de Charleroi. Cette perquisition dans les locaux de l’ordre d’Abrasax était
commanditée par la cellule d’enquête de Neufchâteau chargée de l’enquête Dutroux.

Les policiers, écrit Bruno Fouchereau dans son livre (p 151), disposaient de nombreux
témoignages précis et concordants faisant état de sévices sexuels infligés à de jeunes enfants à
l’occasion de cérémonies sataniques; certains signalaient même des meurtres rituels… »

Les informations apparues dans la presse belge sont reprises et décrites dans un article du
quotidien français «Le Midi Libre», cité dans son livre par Bruno Fouchereau (p 151). L’article
est titré « L’hypothèse sataniste horrifie la Belgique ». On peut y lire: « La presse a ainsi évoqué
l’existence en Belgique d’une nébuleuse de voleurs d’enfants à l’oeuvre depuis de nombreuses
années. Ces enfants seraient soit volés à leurs parents, soit fabriqués sur commande par des
familles bien sélectionnées qui les vendraient, dès leur naissance et sans jamais les déclarer, à
des sectes sataniques ».

Toute « horrifiée » qu’elle fût sans doute à ce moment-là, la Belgique et ses médias oublieront très
vite…

On peut encore lire dans l’article du «Midi Libre»: « Des dizaines de victimes sont tombées dans
les filets de ces réseaux, plusieurs sont mortes mais trois autres sont vivantes et témoignent. Les
noms de ces victimes, qui ont reçu des menaces de mort tout comme des enquêteurs et certains
journalistes, sont gardés secrets. Certains journaux déclarent les avoir rencontrées, terrorisées
parce qu’elles avaient vécu. Ces victimes ont été entendues fin novembre 2012 par le procureur
chargé du dossier Dutroux. Elles lui ont confié qu’elles avaient subi les pires sévices au cours de
ces cérémonies secrètes et qu’elles avaient été contraintes de torturer de jeunes enfants… »

Le grand public est évidemment largement dubitatif – et on le comprend – à l’évocation de sectes
sataniques pratiquant des rituels et des sacrifices. On se croit plongés en pleine fiction (et elles
sont nombreuses sur le sujet!)

Pourtant, toute la hiérarchie catholique bruisse de rumeurs satanistes, jusqu’au Vatican.

En 2010, le Père Gabriele Amorth, exorciste en chef du Vatican, publie les « Confessions-
Mémoires de l’exorciste officiel du Vatican », entretiens avec le journaliste Marco Tosatti, aux
Editions Michel Lafon. Possessions et rites sataniques, confrontations directes avec les démons,
sectes du Mal implantées au coeur de Rome… le père Gabriele Amorth raconte ses années de
combat avec les puissances infernales.

Un vaticaniste italien célèbre, Paolo Rodari, avait déjà publié, quelques mois plus tôt, un article
sur la présence de satanistes au coeur même du Vatican, sur la base du témoignage de ce même
Père Gabriele Amorth.

« Je sais bien que certains lecteurs vont penser que tout cela est du « sensationnalisme », mais
ces révélations viennent de l’un des meilleurs « spécialistes » mondiaux du démon, Don Gabriele
Amorth, l’exorciste de Rome », écrivait-il alors.

Dans cet entretien l’exorciste confirme: oui, des sectes sataniques sont implantées jusqu’au
Vatican. Oui, il y a des prêtres, des prélats et même des cardinaux qui en font partie. Oui, le pape
est au courant…

Dans un message posté sur le site Internet de «l’Osservatore Romano» en avril 2012 et relatant
les déclarations du père Gabriele Amorth, Guillaume de Thieulloy s’interroge:

« L’une des raisons de l’omerta par laquelle les plus hautes autorités de l’Eglise ont trop souvent
« traité » les scandales pédérastiques ou pédophiliques tient peut-être aussi à ce que certains
prélats pratiquant eux-mêmes le satanisme ont partie liée avec ces réseaux sordides… »

Et une nouvelle affaire fait l’objet, depuis l’été 2012, d’un blog détaillé et particulièrement sérieux
dans le récit et la chronologie des faits, entre Lyon et le Var, entre pédophilie, satanisme et (peut-
être) pratiques vaudoues:

http://secte-vaudou-satanique-lyon.overblog.com/

On y retrouve d’étranges similitudes avec plusieurs affaires du C.I.D.E., tant dans les faits décrits
par les enfants, qu’au travers de la descente aux enfers policière et judiciaire dont sont victimes
les deux parents qui tentent – vainement – de soustraire deux enfants (mais il semble y en avoir
beaucoup d’autres) des griffes de ce groupe criminel.

Une chose est sûre: dans pratiquement tous les récits revient la présence de personnes qui filment
et/ou photographient. Pour satisfaire ultérieurement les participants, sans doute, mais également
dans un but clairement financier, commercial, bien souvent. La composante satanique, rituelle,
est très régulièrement doublée d’une composante pédopornographique. Le supplice des victimes,
déjà abusées, torturées, détruites dans leur chair et leur âme, est ainsi prolongé, « gravé » pour
longtemps sur des supports qui passeront sous combien de regards, qui généreront combien de
centaines de milliers d’euros, de dollars ou de francs suisses?

A la lecture de nombreux récits similaires, et compte tenu de cette composante « commerciale »,
on en vient à se demander si les rituels sataniques (ou pseudo-sataniques dans certains cas), ne
sont pas simplement destinés au « décorum » et répondent avant tout à des pulsions qui – bien au-
delà du sexe – relèvent fréquemment du sadisme le plus écoeurant, voire de la torture ou de la
barbarie les plus cruelles. N’est-ce pas cela avant tout – et comme le pense Martine Bouillon -
que recherchent les participants? Des « émotions fortes », toujours plus fortes, par lassitude des
précédentes et nombreuses expériences, par une sorte de nécessaire progression pour satisfaire
leurs pulsions bien plus que par des croyances qui nous semblent d’un autre temps?

Bruno Fouchereau nous met en garde (p 154): « Juger cette interactivité entre satanistes
occultistes et pédophiles aussi simplement serait une erreur. Les sectes offrent bien plus qu’un
décorum aux ébats de leurs membres: elles justifient leur perversité par un discours et une
idéologie qui relève de la mystique. (…) Les sectes aident les pervers criminels non seulement à
assouvir leurs désirs, mais surtout à s’accepter et à se revendiquer comme tels. Ainsi
s’organisent des réseaux puissants d’hommes et de femmes soudés autour d’une même mystique
de la perversion et du mal ».

Dans sa conclusion, et au travers d’un rapide mais précis historique du satanisme, Bruno
Fouchereau donne son explication à ce qu’il désigne comme le « néosatanisme » et sa
démocratisation (p 193):

« Avec cette démocratisation du néosatanisme, on constate un phénomène de perversion de la
sexualité. On voit apparaître comme une doctrine de la salissure qui semble viser à maintenir la
sexualité dans une sorte d’insatisfaction permanente. Une doctrine qui fait le bonheur de la
pornographie. Car il s’agit d’expérimenter et d’explorer systématiquement toute perversité et
anormalité. Cette espèce de politique de la surenchère dans la perversion conduit naturellement
à l’horreur, au cannibalisme, au meurtre, à la pédophilie… Ce que l’on peut appeler une
satanisation de la sexualité, et qui passe par une publicité et un discours qui vante ces pratiques,
vise à déprécier tout ce que l’homme considère en bien de son intimité et de ses qualités
humaines, jusqu’à l’annihiler en tant qu’individu. Cette déshumanisation de l’acte sexuel (…)
remplace l’amour que l’on peut éprouver pour l’autre par une recherche obsessionnelle de la
satisfaction par la réalisation de fantasmes de plus en plus extrêmes. Dans ce contexte, on
comprend toute l’utilité des jeux de rôle comme ceux auxquels était contraint de participer
Samir: ils permettaient une déshumanisation totale des perversions sexuelles mises en scène. Ce
n’était plus l’individu mais le personnage inventé pour le jeu qui agissait. »


Abrasax entre satanisme et pédophilie

Dossier Noir revient sur l'«Affaire Abrasax» bouc émissaire sataniste et pédophile tout trouvé dans la psychose de l'Affaire Dutroux. Une enquête éclairante.
Parm i les réseaux supposés en pleine affaire Dutroux, il en est un qui offre des enfants en sacrifice à Satan. Le gratin de la haute société belge est impliqué. Il y aurait même des têtes couronnées. L'affaire fait les gros titres de l'actualité.

Sordide affaire ou vrai fantasme? Nous sommes fin 2006, en pleine époque Dutroux. Le contexte est important. On a atteint des sommets dans l'horreur. Tout est possible. Aucune piste n'est écartée. Le 21décembre, la gendarmerie donne l'assaut au siège d'Abrasax, l'énigmatique Église belge de Satan basée à Forchies la Marche près de Charleroi. La date est choisie par les enquêteurs selon un tout aussi mystérieux calendrier ésotérique. Ils espèrent arriver en pleine cérémonie de sacrifice et trouver des enfants immolés à satan. Résultat: rien. La piste est abandonnée en moins de deux jours après avoir encore un peu plus renforcé la psychose ambiante.

Comment on en est arrivés là? Emmanuel Allaer et Adrien Lasserre ont démonté l'enquête et refait la leur.

Point de départ, Abrasax, asbl mystique qui a pignon sur rue. On y adonne des cours autour des sciences occultes. 1994, Dominique Kindermans, la grande prêtresse d'Abrasax passe dans l'Écran Témoin. L'émission fait grand bruit et donne un rayonnement inattendu à l'Église de Satan.


Les deux journalistes sont allés interroger d'anciens gendarmes et enquêteurs de l'époque, des témoins, l'ex-grande prêtresse d'Abrasax, un psy qui analyse le récit des fameux témoins X... Ils démontent un à un les arguments de certains des enquêteurs acharnés qui avaient vu en la secte sataniste un coupable idéal dans la triste thèse des réseaux pédophiles, toujours pas démantelés...



 

 

 

 

 

 

 

 



Source : 

http://cercle-abrasax.sitego.fr/-cercle-abrasax.html
http://www.babelio.com/auteur/-Nahema-Nephthys/72945
http://www.lavenir.net/cnt/150328

Le très très mystérieux Pech de Bugarach dans l'Aude ...

Allez savoir pourquoi, aujourd'hui, il me prend comme une irrésistible envie d'aller au Bugarach... Un petit tour là-haut en mode "rapide", histoire de me dégourdir les jambes qui ont la bougeotte en ce moment...

Toutefois, des courbatures aux cuisses, marques de la dernière rando (et de la reprise des entraînements en course à pied???!!!) font leur apparition dans la nuit et vont me faire revoir les objectifs à la baisse... Alors le Bugarach, ok, mais tranquillement!

Source : http://pyreneesmagiques.canalblog.com/archives/2012/12/01/26161034.html


La montagne et le pic de Bugarach - Vincent Basset
Vincent Basset est chercheur et enseignant en socio-anthropologie à l’Université de Perpignan. Spécialiste du Mexique et des questions portant sur le chamanisme, le tourisme, l’identité et le développement il décortique pour nous le processus de construction du mythe du site de Bugarach comme lieu d’une fin de monde. Interview.

Rue89. Comment s’est construit Bugarach ?

Vincent Basset. Dans le processus de remodelage mythologique en œuvre dans le construit imaginaire de Bugarach, différents acteurs ont participé à la création, la réinterprétation et la diffusion d’éléments mythiques, permettant ainsi la consécration de cette montagne en tant que nouveau lieu de culte. 

Des chercheurs de trésors, aux prophètes mystiques, en passant par les études folkloristes et ethnologiques, toute une littérature sensationnaliste s’est développée depuis les années 70.

Plusieurs éléments mythologiques se superposent autour de Bugarach. Tout d’abord le mythe ésotérique lié au catharisme et à ses interprétations contemporaines. Puis les trésors de Rennes-le-Château (Aude), ainsi que les récits de l’abbé Boudet présentant Rennes-les-Bains comme un cromlech.

La relation entre science fiction et Bugarach est aussi une donnée à souligner, notamment à travers l’ouvrage de Jules Verne « Clovis Dardentor » où le capitaine Bugarach mène une expédition dans une île mystérieuse ressemblant étrangement au pic audois et abritant dans ses cavités une civilisation perdue.

Dans les années 70, un nouveau thème vient se mêler aux croyances liées à ces lieux  : un habitant de la région, Jean de Rignies, est le premier témoin de la manifestation d’êtres extraterrestres (ovnis).


Puis, au milieu des années 80, l’auteure milliardaire, Elisabeth Van Buren propose d’apposer une carte de constellation céleste sur cette région où Bugarach apparaît pour le première fois comme un temple souterrain dans son livre « Refuge of the Apocalypse  » (1986).

Mais ce n’est réellement qu’à partir des années 90 sous l’impulsion des publications du prophète New Age Jean D’Argoun que le tourisme spirituel va débuter dans cette région. Dans ses publications, il va mixer le mythe extraterrestre au mythe ésotérique en présentant le pic du Bugarach comme «  le 7e chakra de la planète  », c’est-à-dire «  un terminal abritant une base extra-terrestre qui permet de se connecter à la banque de données cosmiques “ l’Akasha ”, la mémoire universelle ».

Il ne fallut pas attendre longtemps pour que certains réseaux new agers fassent correspondre la date de la fin du monde annoncée par le prophète-exégète du calendrier maya José Argüelles, le 21 décembre 2012, avec l’ouverture du vortex de Bugarach qui servirait de refuge face à cette fin apocalyptique.
Le réseau internet va diffuser ce mythe cosmogonique à tel point qu’en moins d’une année, le nombre de visiteurs se rendant au sommet du pic Bugarach est passé entre 2010 et 2011 de 10 000 à 20 000.

D’autres personnalités locales comme le maire de Bugarach Jean-Pierre Delord vont accentuer ce phénomène, en invitant la presse locale à publier des articles sciemment exagéré.

La résonance médiatique prend le pas sur le buzz du web, et le prestigieux journal New York Times relègue, le 31 janvier 2011, l’information dans la presse internationale. Les télés du monde entier se bousculent alors aux portes de ce village de 150 habitants afin de couvrir cette 185e fin du monde.

Même si le maire et son conseil municipal se disent paniqués par les éventuels débordements du 21 décembre, ils n’hésitent pas à spéculer sur l’après fin du monde au point de souhaiter faire de Bugarach «  le Lourdes New Age  ».

Il est intéressant d’analyser ici les différentes annonces qui se sont succédé sur la presse et Internet au sujet de Bugarach :

Première phase très euphorique où le maire prend le phénomène à la rigolade, et invite tous les curieux à venir sur place afin de «  manger ensemble et se défoncer un bon coup  ». Il pense même, en mars 2011, organiser un «  festival de l’Utopie  » ;
deuxième phase (en février 2012), il est plus question de prendre ça comme une farce, le maire se dit paniqué par les débordements possibles et les éventuels suicides collectifs ;
troisième phase (en septembre 2012), c’est la mise en place sérieuse par la préfecture d’un système de sécurisation tout autour de la montagne, avec l’annonce du filtrage du site afin de décourager les curieux.
Qui sont les touristes de Bugarach ?

Différentes populations gravitent autour de Bugarach, des chercheurs de trésor, des ufologues, et les spirituels généralement issue de la génération post-hippie. Cette population regroupe des néo-ruraux qui se sont installés principalement à Rennes les Bains et des touristes qui alimentent et diffusent les croyances et théories New Age dans le monde entier.

Certains se sont aussi installés en communauté dans des coins reculés de la vallée, ils vivent dans des tipis ou des yourtes et effectuent certains rituels néochamaniques comme la hutte de sudation. Loin des dérives sectaires, ces groupes affiliés pour certains au mouvement des indignés tentent de vivre de manière alternative en autosuffisance.

D’autres populations de passage, des participants à des stages de développement personnel, se compose à 80% de femmes, âgées généralement entre 40 et 60 ans, et occupant des postes de cadres ou de professions libérales. Comme j’ai pu l’observer au Mexique lors de mon étude sur le tourisme néochamanique, les participants à ces stages «  initiatiques  » se trouvent généralement dans une situation de fracture sociale (travail, famille, amis, maladie, dépendance aux drogues).

Face à la crise, on investit surnaturel ?


«  Face à la crise, investissez dans le spirituel !  », a scandé Alfonso un chaman mexicain invité à Bugarach. Sur Internet, les propositions à caractère mercantile se multiplient depuis mi-novembre, ce qui choque les médias qui ont pas mal fait pour ça ! 

Certains proposent de recueillir et de déposer les testaments et prières de ceux qui ne peuvent se rendre sur place moyennant 60 euros par action. D’autres louent des maisons quatre personnes à Bugarach pour 1 500 euros la nuit, des parcelles de terrain à 450 euros la nuit afin d’y déposer la tente. Ou encore, la vente de produits comme une bouteille d’eau de source provenant du mont Bugarach à 15 euros.

Malgré les appels répétés de scientifiques et des représentants mayas à travers la presse, la télévision au sujet de la fausse interprétation liée à cette date du 21 décembre, la rumeur de la fin du monde court toujours. 

Cette rumeur véhicule un discours de la société sur elle-même, en lien avec une vision bien judéo-chrétienne de l’Apocalypse. Cette idée de catastrophe revient dans un contexte de modernité où les sociétés sont fatiguées d’elles-mêmes. Cette perception de fin du monde est très occidentale, il n’y a qu’à entendre aujourd’hui tout les discours formatés par cette vision de catastrophe.

L’homme semble dépossédé du monde par le système économique, il n’arrive plus à s’inscrire dans un futur positif, il n’a qu’une vision catastrophiste à court terme du monde.

Source : http://rue89.nouvelobs.com/blog/oelpv/2012/12/21/linvention-de-bugarach-lourdes-new-age-229209

A un an de l'apocalypse, le pic de Bugarach fait des affaires


(De Bugarach, Aude) Bugarach, c’est un pic qui culmine à 1 231 m. Perdu dans la Haute Vallée de l’Aude, il est depuis plus d’un siècle l’objet de tous les fantasmes et croyances surnaturelles. Ses couches géologiques inversées lui...

(De Bugarach, Aude) Bugarach, c’est un pic qui culmine à 1 231 m. Perdu dans la Haute Vallée de l’Aude, il est depuis plus d’un siècle l’objet de tous les fantasmes et croyances surnaturelles.

Ses couches géologiques inversées lui donneraient des pouvoirs extraordinaires liés au magnétisme. Jules Verne s’en serait même inspiré pour écrire son « Voyage au centre de la Terre » (1864). Dans les années 60, à travers les écrits d’un auteur fasciné par l’ésotérisme, Jean d’Argoun, un nouveau mythe naît  : le pic abriterait une base extraterrestre.

Mais depuis, une autre histoire, relayée sur Internet, l’a largement supplanté. Selon différentes sources, le pic de Bugarach et le village qui se situe à son pied seraient les seuls lieux sur Terre épargnés par l’apocalypse, une fin du monde qui doit intervenir le 21 décembre 2012, selon le calendrier maya.

Cette prédiction tombée du ciel il y a environ un an a focalisé tous les regards sur le petit village – moins de 200 âmes. Elle a aussi aiguisé l’appétit de certains de ses habitants qui y voient un nouveau filon à exploiter.

Un euro la carte postale avec une soucoupe

« Dans le village-même, l’affluence ne se fait pas trop ressentir », explique le maire de Bugarach, Jean-Pierre Delord.

« Mais sur le pic, elle a plus que doublé en un an. Nous avons installé un compteur là-haut  : le nombre de marcheurs est passé de 10 000 à 20 000.  »

Qui sont ces marcheurs  ? Sait-il s’il existe des groupes sectaires dans la région  ? Sur ces questions, l’élu ne semble pas trop regardant  :

«  Nous sommes en démocratie, ce qui implique une liberté de culte et de croyances. Moi ce qui m’importe, c’est simplement qu’il n’y ait pas d’atteinte à l’ordre public. J’en ai d’ailleurs appelé aux autorités en cas d’éventuel débordement. Si des milliers et des milliers de personnes montent au pic le 21 décembre de l’an prochain, je ne pourrai pas assurer leur sécurité.  »

Si cette arrivée massive de visiteurs l’effraie un peu, le maire compte aussi en tirer profit pour sa commune.

«  Je suis maire depuis trente-cinq ans et jamais Bugarach n’avait été aussi connu. Nous devons saisir ce moment pour nous faire connaître.  »

Et pour bénéficier comme il se doit de cette fin du monde annoncée, rien de tel qu’exploiter directement l’événement.

«  Nous vendons des cartes postales à 1 euro qui représentent le pic avec une soucoupe volante au-dessus. Nous les avons signées David Vincent [personnage principale de la série “Les Envahisseurs”, ndlr].

Je réfléchis aussi à créer un festival les années suivantes pour commémorer le 21 décembre. Ce serait un grand festival de l’utopie mais je ne sais pas encore quelle forme il prendrait.  »

Une carte postale du pic de Bugarach, et sa soucoupe volante
Une carte postale du pic de Bugarach, et sa soucoupe volante - La-fin-du-monde.fr


Des devis pour construire des bunkers

Deuxième idée  : en profiter pour développer l’économie locale.

«  Les gens qui viennent consomment dans les restaurants ou au supermarché pas loin du village. Et puis cette publicité gratuite qui nous est faite pourrait nous permettre de mener à bien notre projet d’extension avec la création d’un éco-quartier. En étant plus connus, on pourrait faire débloquer des financements car le problème ici, comme bien souvent, c’est le fric.  »

A Bugarach, certains tentent d’ailleurs d’en gagner un maximum. «  En quelques mois, le prix des terrains à vendre est passé de 15 à 50 euros le mètre carré  », explique Jean-Pierre Delord.

Les maisons aussi ont soudain vu leur prix exploser. Bernard Cervières travaille depuis dix ans dans le secteur de Bugarach comme agent commercial pour une grande enseigne immobilière. Et depuis que le village est au centre de toutes les attentions, y vendre des biens devient de plus en plus compliqué.

«  Les propriétaires ont pensé que des illuminés seraient prêts à mettre n’importe quel prix pour venir échapper à la fin du monde. Or, ceux qui viennent voir les maisons n’ont pas les moyens de les acheter, même quand ils viennent à six ou sept couples pour faire de grandes colocations. 

Par exemple, une maison que j’ai estimé à 260 000 euros est proposée à la vente à 474 000 euros. Elle va avoir du mal à partir. Les gens doublent les prix en essayant de faire l’affaire du siècle.  »

Le pic de Bugarach, Aude, Languedoc-Roussillon, en 2007
Le pic de Bugarach, Aude, Languedoc-Roussillon, en 2007 - Thierry Strub/Wikimedia Commons/CC
Conséquence  : les maisons ne se vendent pas et cela n’arrange personne.

«  Le seul bien qui s’est vraiment vendu, c’est un domaine qui se trouve sur le pic. Il s’agit d’une exploitation agricole de 400 hectares, qui recouvre presque la moitié du pic. Elle a été vendue 1,8 million d’euros, ce qui correspondait à son estimation, à un couple de Finlandais. Ils étaient habillés normalement et voulaient reprendre le travail des anciens agriculteurs.


On a appris ensuite qu’ils avaient demandé des devis pour construire des bunkers sur le pic. Mais maintenant c’est leur terrain alors ils font ce qu’ils veulent.  »

Source : http://rue89.nouvelobs.com/2011/12/24/un-de-la-fin-du-monde-bugarach-fait-des-affaires-227605

UN CHAPITRE SATANIQUE DANS L'ENQUETE DUTROUX DES VICTIMES SACRIFIEES SUR L'AUTEL DU DEMON LE SACRIFICE D'UN ENFANT...

GUILLAUME,ALAIN; VAN VAERENBERGH,OLIVIER; MILUTIN,ROGER; THIENPONT,PIERRE-YVES

Mardi 24 décembre 1996
Un chapitre satanique
dans l'enquête Dutroux
Les enquêteurs de Neufchâteau perquisitionnent un temple du Diable. Et si certaines victimes- de Dutroux- lui avaient été offertes ?
Samedi, à la tombée du jour, une cinquantaine de gendarmes et de policiers ont fait irruption dans les locaux de l'ASBL sataniste et luciférienne Abrasax, à Forchies-la-Marche (à deux pas de Jumet). C'est le juge Langlois, de Neufchâteau, qui leur avait délivré mandat de perquisition. Dans le cadre du «dossier 86» - association de malfaiteurs, enlèvements et séquestrations d'enfants, assassinats - que le juge Connerotte avait ouvert.
A la demande du parquet de Neufchâteau, plusieurs journalistes avaient tu la nouvelle. Désormais chacun la connaît... et comprend que l'enquête sur Dutroux et ses vieux complices a basculé dans un univers peuplé de pervers, de sadiques et de psychopathes où voleurs et assassins, pédophiles et satanistes se partagent des enfants.
Les soupçons de Neufchâteau étaient nés avec des témoignages, précis, dont on a déjà parlé dans certains médias, mais qu'on se contentera d'évoquer.
Ils s'étaient renforcés avec un mot découvert chez Bernard Weinstein qui avait été l'ami et le complice de Dutroux avant que ce dernier ne l'assassine.
Weinstein le voleur fréquentait aussi le diable. Le mot - sans date - disait : Bernard n'oublie pas la grande fête qui approche et le cadeau pour la grande prêtresse. Signé «Anubis ».
Les soupçons s'étaient enfin précisés avec la découverte d'une note, émanant d'un membre de la secte Abrasax, énumérant les dates du calendrier sataniste. Et en leur regard : la liste des victimes promises aux «sacrifices» qui devaient presque toutes être du sexe féminin et âgées d'un à trente ans.
«Anubis» est connu, chez les amateurs d'ésotérisme belges et européens, comme le grand prêtre et fondateur de l'église du diable Abrasax : Francis Desmet. Sa compagne en religion n'est autre que Dominique Kindermans, alias «Nahéma Nephthys», grande prêtresse de l'Eglise belge de Satan.
Chez eux, les enquêteurs de Neufchâteau ont saisi des tonnes de matériel et de documents, mais aussi un ordinateur et du courrier. Ils ont encore mis la main sur des crânes humains, des bocaux de sang (animal sans doute) et sur tout un attirail de colifichets diaboliques (robes de cérémonie, crucifix, table de sacrifices, etc.). Mais ils n'ont, jusqu'ici, rien trouvé qui étaye leurs soupçons.
Anubis et Nahéma Nephthys jurent leurs grands dieux que Weinstein, Dutroux et consorts sont inconnus au bataillon de leurs démons. L'enquête n'a pas (encore ?) démontré le contraire. Il n'est donc pas sûr que les victimes de Dutroux et de ses complices aient été livrées à l'institut Abrasax.
Mais en fait, qu'importe. Au soir du solstice d'hiver - la plus longue nuit de l'année - en intervenant à Forchies-la-Marche, les enquêteurs de Neufchâteau ont dévoilé le pire de leurs soupçons : les victimes de Dutroux et des autres sont peut-être tombées aux mains de diables encore plus vrais qu'on ne pouvait le craindre.
ALAIN GUILLAUME
Dutroux : des victimes sacrifiées sur l'autel du démon ?
Weinstein fréquentait le diable. Les enquêteurs de Neufchâteau perquisitionnent donc dans une secte satanique qu'ils surveillaient depuis des semaines.
La cellule d'enquête de Neufchâteau - menée par les juges Langlois et Gérard, ainsi que par le procureur Bourlet - s'intéressait à l'ASBL Abrasax depuis de très nombreuses semaines.
D'abord parce qu'une série de témoignages précis et concordants évoquent, depuis août, les sévices infligés à de jeunes victimes à l'occasion de cérémonies sataniques ou de messes noires auxquelles pourraient avoir participé divers «acteurs» des dossiers actuellement à l'instruction à Neufchâteau (comme Dutroux et ses complices).
Ensuite parce qu'au cours des investigations menées par les gendarmes et les péjistes, on a découvert au domicile de Bernard Weinstein (à Jumet), un mot sans date évoquant de telles cérémonies et sans doute l'indispensable présence de victimes qu'il fallait encore trouver.
Bernard, n'oublie pas de lui rappeller que la grande fête approche, disait le mot d'«Anubis», et songe au cadeau pour la grande prêtresse. Anubis serait-il Francis Desmet, le grand-prêtre d'Abrasax ? Les enquêteurs ne pouvaient qu'y songer.
Enfin les gendarmes ont encore pu mettre la main (voir ci-contre) sur un document émanant d'un membre de la secte Abrasax et énumérant les cérémonies à venir, les rites à accomplir en l'honneur des démons, et les victimes à leur offrir.
Le grand prêtre Anubis et la grande prêtresse Nahéma Neph-thys jurent leurs grands dieux qu'ils ne connaissent pas Dutroux ou Weinstein et que, bien sûr, les sacrifices humains n'en étaient pas. Et jusqu'ici, on n'a pas démontré le contraire.
LES DOSSIERS ÉTRANGERS
AVAIENT ÉTÉ REFERMÉS
La perquisition chez Abrasax n'a donc, pour l'heure, livré aucun élément d'information spectaculaire. Des fichiers, de la correspondance, des colifichets ésotériques. La biologiste qui participait aux perquisitions a découvert du sang dans un frigo et sur une couverture. Du sang animal sans doute. L'architecte a décelé le coffre-fort. Vide. De là à penser qu'à l'église de Satan on s'attendait à une visite policière...
Tout indique cependant qu'au départ d'une enquête sur des enlèvements d'enfants, des séquestrations et des sévices infligés par des pédophiles à de jeunes victimes, les enquêteurs de Neufchâteau ont basculé dans un univers peuplé de pervers, de sadiques et de psychopathes.
On savait que les «voleurs d'enfants» en abusaient eux-mêmes. On savait que certains d'entre eux fréquentaient les clubs discrets et les soirées au château où la rumeur fait état, depuis si longtemps, de la présence d'enfants. Il faut imaginer, maintenant, qu'il y avait aussi, dans cette nébuleuse où l'on a tué des enfants, un groupe de servants du diable.
Ces histoires-là, on n'y croyait pas jusqu'ici. Et pourtant, en Allemagne, en France, en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis, les services de police et les journalistes avaient déjà décelé l'existence de « réseaux satanistes» et imaginé qu'ils s'approvisionnaient en jeunes victimes.
Toutes ces enquêtes avaient échoué, tous ces dossiers avaient été refermés, étouffés sous le sceau du mot «fantasmes». A Neufchâteau, une telle enquête vient donc de s'ouvrir dans le sillage de Marc Dutroux et de ses vieux complices. Elle mène aussi vers l'étranger. Est-elle plus solide, cette fois ?
ALAIN GUILLAUME
«A la Saint-Winnibald,
s'il y a sacrifice...»
Des témoignages, une lettre, un «bon de commande» : voilà donc les trois raisons pour lesquelles les enquêteurs du juge Langlois ont débarqué, samedi, dans la secte Abrasax.
Il est encore trop tôt pour qu'on parle des témoignages. Mais la lettre, c'est celle que l'on a retrouvée en août dernier, rue D'Aubresse, où Weinstein résidait.
Ce n'était qu'un «bout de lettre» incomplet. Son auteur parlait à Weinstein de «la grande prêtresse», et des proches célébrations qu'il fallait préparer.
Mais un autre document, appartenant à Abrasax, a également été saisi par les enquêteurs et pourrait «compléter» le précédent. Il s'agit en quelque sorte d'un «bon de commande». L'auteur de ce texte y énumère 18 dates du calendrier sataniste donnant lieu à des cérémonies ou à des réunions. Il y insiste pour qu'on trouve rapidement «huit victimes de 1 à 33 ans ». Toutes - précise encore le document - doivent être féminines, sauf celle du 7 janvier, «date de la Saint-Winnibald où il faut une victime entre 15 et 33 ans s'il y a sacrifice».
Pour les sept dates restantes, le «bon de commande» précise que toutes exigent des victimes féminines. Une des cérémonies impose une victime âgée de 1 à 25 ans; d'eux autres réclament des victimes de 1 à 21 ans; les quatre dernières nécessitent des victimes de 7 à 17 ans.
Les autres cérémonies (à date plus éloignée), précise l'auteur de ce texte, réclament en majorité des victimes de sexe féminin, mais d'âge indéterminé.
Preuve, s'il en faut, que ce monde évolue aux frontières de la psychopathie, l'auteur du document aux mains des enquêteurs précise encore que deux rituels « requièrent la dislocation des membres et le sacrifice», qu'un autre suppose «la dislocation des membres et la communion par le sang», et que les derniers impliquent «des pratiques sexuelles anales, orales et vaginales».
Al. G.
Un inventaire à la Prévert
ou à la Ghelderode
Samedi dernier, le 21 décembre, c'était le jour du solstice d'hiver. Un jour de célébration important pour les lucifériens.
Peu avant 21 h, une cinquantaine de gendarmes et de policiers judiciaires, accompagnés par un architecte (pour trouver d'éventuelles caches), un biologiste (pour identifier d'éventuels poisons), des chiens pisteurs (pour chercher des drogues), ont fait irruption au 223 de la rue Vandervelde, à Forchies-la-Marche, non loin de Jumet.
Une rue de village, une maison blanche accolée à une station-service, et une plaque vissée au mur : «Institut Abrasax, ASBL. Psychothérapie. Sciences magiques». Pendant plus de 8 h, gendarmes et policiers y ont tout fouillé : les appartements, les bureaux, le temple...
Une masse de matériel incroyable a ainsi été saisie. Dans six camions de gendarmerie on a donc mis : la dalle noire du temple luciférien, un frigo et les pots de sang (sans doute animal) qu'il contenait, des crânes humains, des robes de cérémonie, un ordinateur, des listes de membres, du courrier, des cassettes, des objets rituels. Un inventaire à la Prévert... ou plutôt à la Ghelderode.
Gendarmes et policiers auront besoin de plusieurs jours pour examiner tout cela. Jusqu'ici, ils n'ont cependant rien trouvé d'autre que le bric-à-brac ésotérique qu'on s'attend à trouver dans l'antre d'un quelconque sataniste. C'est en somme ce que leur ont expliqué Dominique Kindermans et Francis Desmet (qui se font respectivement appeler Nahema Nephthys et Anubis par leurs adeptes) aux gendarmes qui les ont interrogés à l'aube.
Les enquêteurs de Neufchâteau soupçonnaient Abrasax depuis plusieurs semaines. Ils avaient même surveillé l'endroit et, à leur grande surprise, y avaient même vu pénétrer quelques personnalités.
Quelques journalistes aussi étaient au courant. Le parquet de Neufchâteau leur avait officieusement demandé la discrétion et samedi, il avait officiellement demandé un embargo sur les perquisitions. Dimanche soir, l'embargo a été levé... pour un seul de nos confrères; on a «oublié» les autres.
Quoi qu'il en soit, Nahema Nephthys et Anubis n'ont pas digéré l'épreuve : il y a deux jours ils ont affiché à la fenêtre de leur temple un message bien terre à terre : Avis à la population ! Suite à la méchanceté et à la bêtise de certaines gens, nous avons été victimes d'une perquisition (...) suite à des informations voulant nous impliquer dans l'affaire Dutroux. Nous sommes victimes de la campagne de délation anonyme qui fait rage en Belgique. Ceci peut vous arriver demain. Sachez que nous ne laisserons pas ceci sans suite.».
Al. G.
Le sacrifice d'un enfant :
l'ultime souillure
Pol Gossiaux est anthropologue à l'université de Liège et spécialiste reconnu de la sorcellerie. Il a étudié son évolution, la fascination qu'elle peut exercer, et les excès, phénoménaux, qu'elle peut engendrer auprès de ses adeptes.
- C'est à la fin du XVIIIe siècle que le satanisme est devenu très littéraire; il est extraordinaire de constater à quel point la perception du diable par le peuple s'est différenciée de celle de l'Eglise. Il apparaît bien sûr comme un dieu maléfique, mais dont le recours n'est pas mauvais en soi, et peut-être bénéfique.
Mais quel intérêt trouve-t-on à «vouer son âme au diable» ?
- Tout désigne en lui le pouvoir. Satan, c'est la volupté, la richesse, la concupiscence. On ne fait pas appel à Dieu pour avoir plus d'argent ou plus de femmes, mais bien à son contraire. Il évoque tout ce qui est de l'ordre du plaisir, tout ce que les gens cachent au tréfonds d'eux.
Mais «les démonistes» d'aujourd'hui n'ont plus rien à voir avec leurs prédécesseurs ?
- La plupart des gens qui «s'initient» ne savent même plus de quoi il s'agit. Dans les véritables sectes, les membres se déclareraient sorciers ou prêtres. La plupart des cas s'apparentent plutôt à du folklore. Une envie de découvrir un autre monde, plus puissant, plus fort.
Mais pourquoi, et qui, peut être susceptible d'être attiré par ce genre de pratiques ?
- Tous ceux pour qui une contrevaleur est devenue une valeur, même si elle transgresse tout. Lorsque la société ne garantit plus le bien-être, certains sont conduits au désespoir ou aux sectes. Quant à ceux que l'on retrouve dans ce genre de cérémonies, ils sortent de tous les milieux, sauf peut-être des classes ouvrières. Il y a une élite bien sûr, celle qui possède l'argent, mais également des milieux violents.
La violence, même sexuelle, est obligatoirement liée aux pratiques démonistes ?
- Le crime ou le sexe ne sont pas nécessairement liés. Mais ils répondent d'un même mécanisme de transgression, la même logique de contre-éthique. Dans les seules messes noires scientifiquement décrites, tout est déjà décrit : la sexualité, le crime, la mise à mort, tout peut se mélanger. Mais l'influence de Léotaxile, auteur de la fin du siècle précédent, fut très importante. Il fait l'amalgame entre les anciens sorciers, la loge maçonnique et l'Eglise. Mais il établit aussi un lien étroit entre sexualité et meurtre, tel que l'on en parle aujourd'hui.
Le sacrifice humain fait donc partie intégrante de cet amalgame ?
- Quand il s'agit d'une initiation importante, grave, le sacrifice devient fondamental. Les crimes peuvent être odieux, sodomie, pédophilie, zoophilie, l'ultime tabou, l'ultime secret, reste le meurtre. Tuer quelqu'un au sein d'un groupe, c'est obtenir de ses complices la certitude du secret.
Dans cette optique, le sacrifice d'un enfant revêt encore plus d'importance ?
- Dans la tradition, le diable exige un sacrifice. Le sacrifice d'enfant, en principe non baptisé, est l'offrande la plus grande, puisque le diable reçoit alors un être sur lequel il possède une totale emprise. Il y a aussi, évidemment l'idée d'innocence bafouée. Ajoutez-y des crimes -sexuels, et vous obtenez l'ultime offrande. L'ultime souillure.
OLIVIER VAN VAERENBERGH
Source : http://archives.lesoir.be/un-chapitre-satanique-dans-l-enquete-dutroux-des-victim_t-19961224-Z0D3R7.html
 

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